mardi 11 février 2014

Billet #2 : l'enseignement "upside down"

Quel titre! Ne vous fiez pas aux apparences! L'enseignement « upside down » ne veut pas dire que nous allons « flipper » la classe ;-).  C'est tout simplement une autre façon de voir l'enseignement. Généralement, nous assistons à des cours magistraux : l'enseignant est au-devant de la classe et il nous « transfère » ses connaissances. Les élèves, pendant ce temps-là, écoutent religieusement (en tous les cas, on l'espère!) et absorbent la matière enseignée. Mais où est l'interactivité là-dedans? Depuis quelques années, nous entendons parler que l'élève doit être en mesure de construire ses connaissances afin que celles-ci s'arriment mieux et fassent plus de liens significatifs avec ce qu'il avait appris auparavant. La pédagogie inversée a sa place dans l'enseignement et plus spécialement, depuis que l'informatique prend de plus en plus de place dans nos vies.

Je ne suis pas la spécialiste de ce type d'enseignement, loin de là, mais au fil de mes recherches sur ce sujet, j'en ai appris beaucoup et j'ai très hâte de mettre en pratique ce que j'ai lu et vu. Il faut dire que j'ai été mise en contact avec ce terme « pédagogie inversée » via une professeure de l'Université de Montréal. Sachant que j'aimais beaucoup le domaine universitaire, elle m'avait proposé de travailler en collaboration avec elle à l'élaboration d'un nouveau plan de cours. Elle pense, depuis quelques mois, ajuster le format de ses cours afin de les rendre plus vivants et plus signifiants pour les étudiants. En faisant de la recherche sur le web pour elle, j'ai découvert une panoplie de liens qui m'ont ouvert les yeux sur ce nouveau phénomène qui prend de l'ampleur dans le milieu scolaire, tous niveaux confondus). Ce qui était plaisant avec ce contrat, c'est que je pouvais me mettre à la place de l'élève (savoir ce que j'aimerais voir), à la place de l'étudiante universitaire (ce que j'aime de mes cours et ce que je n'aime pas du tout) et à la place de la future enseignante (la meilleure façon de « transmettre » mes connaissances). Je pense qu'il est important de savoir quels sont nos objectifs premiers si on veut utiliser la pédagogie inversée.   Il est important d'avoir un bon dosage entre l'utilisation des TIC, la pédagogie inversée et le cours magistral.  

Je vous invite à aller voir l'exemple suivant. C'est une courte vidéo qu'une enseignante utilise pour la pédagogie inversée. Ce qu'il faut savoir par rapport à cette façon de procéder, c'est que les étudiants (au niveau collégial) doivent regarder la vidéo à la maison avant le cours. Arrivés au cours, ils ont un petit travail pratique (T.P.) à faire en classe et ils doivent répondre à des questions relatives à ce qu'ils ont vu. En agissant ainsi, l'enseignante s'assure qu'ils ont vu la matière et puisqu'ils ont un t.p. à faire par la suite en classe, cela motive les élèves à se présenter en classe. Le petit hic sur cette façon de faire, c'est que cela occasionne plus de travail pour l'enseignante, car elle a ainsi plus de corrections à faire. Mais on m'a dit que les élèves appréciaient énormément ce type d'enseignement. L'enseignante s'est même créé un compte Youtube et elle met ses vidéos en ligne régulièrement pour le bien de ses étudiants.

Personnellement, j'y vois de grands avantages au fait d'utiliser la pédagogie inversée. Oui, c'est plus de travail quant à la préparation des cours. Mais une fois le cours bâti en fonction de cette approche pédagogique, cela devient plus constructif aux yeux des élèves et cela permet une plus grande responsabilisation de leur part envers leur apprentissage.

Source : https://youtube.googleapis.com/v/8EsWkpB3O6Y&source=uds
Aussi, je vous invite aussi à aller voir :

Khan Academy

Sur ce, bonne réflexion sur la pédagogie inversée!

1 commentaire:

  1. J’ai trouvé ton billet très intéressant, car même si je connaissais déjà la philosophie générale de la pédagogie inversée, je n’avais jamais songé à utiliser les TIC pour l’appliquer. Je me suis donc renseignée afin d’aller chercher davantage d’informations sur ce sujet, et voici ce qui a attiré mon attention.

    J’ai fait quelques recherches et j’ai trouvé plusieurs sites qui faisaient mention de l’intégration des TIC dans la pédagogie inversée. Hormis les sites plus « explicatifs », je suis tombée sur le blogue d’une enseignante du nom d’Annick Arsenault Carter qui s’est lancée à la découverte de ce type de pédagogie avec les élèves de sa classe. Quelques jours avant chaque cours, elle donne accès aux élèves à des notions qui seront abordées lors du cours suivant, et ce afin de leur permettre de se familiariser avec le contenu avant d’arriver en classe. Si l’on se réfère à ses propos, l’expérience est très positive à la fois pour elle, pour ses élèves ainsi que pour les parents de ses élèves. Je joins d’ailleurs le lien permettant d’accéder au blogue en question, si tu as envie de le consulter :

    http://annickcarter1.wordpress.com/2012/04/23/a-la-decouverte-de-la-pedagogie-inversee-le-pourquoi/

    Dans ton billet, tu as mentionné à quelques reprises des avantages à utiliser la pédagogie inversée combinée à l’utilisation des TIC pour favoriser la réussite des élèves. Tu as également parlé des avantages et inconvénients pour l’enseignant. J’ajouterais que ce type de pédagogie est également très avantageux pour les parents des élèves qui, bien souvent, ne savent pas exactement ce que leur enfant fait en classe, ne se sentent pas en mesure de répondre à leurs questions ou n’ont pas appris les notions de la même manière qu’eux, ce qui mélange les élèves. Avec les technologies de l’information et en utilisant la pédagogie inversée, les élèves et les parents ont accès à une partie de l’enseignement fait en classe et ils peuvent s’y référer en tout temps en cas de besoin. À mon avis, cela constitue un avantage considérable sur l’enseignement magistral en classe.

    Sur ce, je vais continuer « d’éplucher » tranquillement ce sujet, car tu as éveillé ma curiosité. Je te partagerai mes trouvailles avec toi en temps et lieu! ;-)

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