lundi 24 mars 2014

Billet #4 : Gestion de classe et TIC : un mal nécessaire?

Qui dit TIC, dit aussi gestion de classe. Pour avoir travaillé souvent avec le TBI durant mes stages et mes suppléances, je peux vous garantir qu'il y a parfois des élèves qui deviennent fous quand le TBI s'allume :-). Ils se « garrochent » presque tous sur la manette et sur l'ordinateur. C'est qui le premier qui aura les faveurs de l'enseignant et ainsi, avoir le privilège d'allumer la « bébelle »? Il faut croire que cet outil technologique active certains neurones et peut-être pas nécessairement celles que l'on voudrait :-). Mais avant toute chose, je me devais de mettre le lien suivant :
http://www.mindmeister.com/fr/318312210/la-gestion-de-classe-tic
Lien intéressant qui résume bien l'intégration des TIC en classe. Une carte conceptuelle qui a beaucoup de sens dans le cadre de nos études. 

OK, on revient au sujet principal de ce billet: TIC et gestion de classe.

Depuis le début de mon cours de TIC en enseignement en adaptation scolaire, j'ai compris les fondements de l'utilisation des ressources technologiques en classe. Pour certains élèves, le besoin des TIC est essentiel à leurs apprentissages. Pour d'autres, ce n'est qu'une façon comme une autre d'apprendre. Avec ce cours, j'ai compris également l'importance d'avoir une bonne gestion de classe afin que les apprentissages appuyés des TIC se déroulent bien. Déjà que la gestion de classe au quotidien peut être difficile par moment, ajoutée à cela une nouvelle technologie le mélange peut être explosif! Afin d'avoir une gestion de classe efficace avec les TIC, je crois qu'il est important d'avoir des bases solides et d'en expliquer les raisons aux élèves de la classe. On ne s'improvise pas enseignant, maitre en TIC, comme ça. Tout comme je ne crois pas qu'il faut maitriser à 100 % les TIC avant de les utiliser. L'important est de savoir comment les utiliser et pour quoi. Dans ce sens, il faut croire au potentiel d'utilisation de ces outils et c'est ce qui nous permettra de mieux expliquer ensuite aux élèves pourquoi il sera important d'avoir toute leur attention focalisée sur ce qui se passera devant la classe. Selon moi, il est primordial d'établir des règles claires, nettes et précises quant à l'utilisation des TIC. Je suggèrerais même une affiche avec les consignes à respecter. En plus des traditionnelles règles comme : on manipule doucement, on ne boit pas près de l'outil, etc., on doit aussi apprendre aux élèves comment ils doivent s'engager face aux outils technologiques. À ce sujet, j'ai trouvé un lien très intéressant sur la gestion de classe et les TIC:

On y retrouve également une liste des 10 commandements en TIC. 
Source: http://cep.cyberscol.qc.ca/guides/images/10-comm.jpg
Il est notamment écrit qu'il serait bon d'avoir des élèves responsables des TIC (brancher les appareils, distribuer les casques d'écoute, démarrer l'ordinateur, etc.). Cela favorise grandement la responsabilité de l'enfant en classe. Aussi, pourquoi ne pas créer une brigade TIC d'élèves experts? Ils pourraient être mis à contribution lorsqu’arrive le temps de travailler avec des jeunes ayant plus de difficultés avec les TIC. Mais qu'en est-il des élèves qui ont des plans d'intervention personnalisés (P.I.) et pour qui les TIC demeurent leurs outils de travail essentiel? Comment arrive-t-on à gérer une classe quand seulement un ou quelques élèves ont un P.I.? Est-ce que les élèves dits « normaux » sont brimés dans leur apprentissage? Je ne le crois pas.

Dans une étude sur l'apport des TIC sur la compétence et la motivation à écrire dans une classe-portable, les auteurs écrivent quelques mots quant à la gestion de classe. Les propos recueillis des enseignants sont très intéressants. Les auteurs (Collin, Karsenti et Dumouchel) ont notamment observé que l'utilisation des TIC peut avoir des effets contraires sur la gestion de classe. En premier lieu, les élèves sont plus attentionnés et plus captivés par ce qui se passe devant. Le climat de classe est ainsi plus calme et il y a moins de gestion à faire. En deuxième lieu, il y a le pendant négatif : il peut être difficile de capter l'attention des élèves sur une plus longue période, surtout lorsqu'ils sont contents de travailler avec les portables. Cela génère quelques situations où la gestion de classe prend plus de place. Réguler l'attention et l'activité des élèves est alors primordial. La gestion de classe n'est alors plus seulement une question de comportement; les enseignants interrogés ont alors compris qu'ils devaient utiliser de nouvelles stratégies de gestion, par exemple, le Remote Desktop. Pour voir le compte-rendu de cette étude, je vous invite à lire le document suivant : http://karsenti.ca/pdf/scholar/OUV-karsenti-55-2012.pdf.

J'ai dû avoir à gérer les TIC dans une classe langage et j'avoue avoir été dépassée par moment par l'ampleur de la « gestion ». Ce n'est pas que j'avais des problèmes de comportement à gérer, loin de là, mais plutôt le fait que chaque élève avait des tâches à faire et que je devais gérer le temps passé devant l'ordinateur afin que chacun puisse finir ses tâches, et ce, dans un délai raisonnable. Par exemple, je devais surveiller un élève dyspraxique en train d'écouter sa dictée de syllabes sur un poste d'ordinateur, un 2e devait écouter sa dictée de nombre sur l'autre poste, un autre corrigeait ses mots à l'aide d'un dictionnaire Eurêka, etc. Outre le fait de devoir gérer le temps, il me fallait aussi gérer les écouteurs, m'assurer que tout le monde était occupé à faire quelque chose, etc. J'avais l'impression d'avoir la broue dans le « toupette »! Et pourtant, je n'avais que 8 élèves... 

 Source: http://cep.cyberscol.qc.ca/historiettes/images/gestion2.jpg
Ce que je retiens particulièrement de ce stage, c'est qu'il faut d'abord avoir une gestion de classe saine où toutes les règles auront été établies au départ. Je crois qu'il faut aussi avoir un horaire adapté aux besoins de chacun, expliciter clairement ce que l'on attend de nos élèves, avoir modélisé les comportements attendus et appropriés envers les TIC et tenir compte des forces et faiblesse de chacun. En connaissant bien nos élèves et leurs difficultés, on est à même de mieux les encadrer quand vient le temps d'utiliser les TIC et par conséquent, la gestion de classe devrait se faire tout en douceur.

samedi 8 mars 2014

Billet #3 : Vous avez dit TBI ? Pour qui ? Pourquoi ?

Source : http://www.recitus.qc.ca/sites/recitus.qc.ca/files/imce/tbi/tbi-site.png

Combien de fois ai-je entendu quelques collègues de classe dire, au tout début de leur stage : « Yé! J'ai un TBI dans ma classe! Quelle merveille! »  L'enthousiasme est très palpable aux touts débuts de la découverte, mais par la suite, j'ai entendu, la plupart du temps :  « Ouan... Je ne sais pas trop comment l'utiliser et surtout, qu'est-ce que je peux faire avec ça? ». Cet exemple démontre bien le fait que le TBI est vu comme L'OUTIL de prédilection pour beaucoup de gens, mais sait-on au juste pourquoi on l'utilise et surtout, quels sont les avantages de l'utiliser? Est-ce utile pour tous les enseignants et pour tous les types d'élèves? Cela vaut la peine de vraiment y réfléchir.

L'utilisation d'un TBI est propre à chacun. Ce ne sont pas tous les enseignants qui se sentent aptes à travailler avec cet outil technologique. Je connais personnellement une enseignante de la 5e année du primaire qui « ne veut rien savoir » de ce gadget. Je comprends aisément le pourquoi de cette réaction quand je vois qu'elle est restée accrochée aux vieilles méthodes d'enseignement (cours magistraux, exposés oraux, transfert de connaissances, etc.) et même, aux nouvelles méthodes de communication. Pour communiquer avec elle, rien ne vaut mieux que le bon vieux crayon et le papier : pas de téléphone cellulaire, pas d'ordinateur et par conséquent, pas d'internet et pas d'échanges de courriels. À quelques années à peine de prendre sa retraite, je peux comprendre qu'elle ne veuille pas s'impliquer davantage dans les formations de toutes sortes. Selon elle, c'est une pure perte de temps et le système d'avant a toujours fonctionné et fonctionnera toujours!


Quand on essaie d'aborder le thème de la nouveauté avec ces enseignants récalcitrants, le message passe plutôt mal. Qui aurait cru que, de nos jours, certains professionnels du domaine de l'éducation soient contre la révolution technologique? Nous sommes envahis de toute part par les nouvelles technologies et l'école ne fait pas exception à la règle. L'exemple de mon enseignante n'est pas unique : il y a, encore aujourd'hui, beaucoup d'enseignants et d'enseignantes qui ne sont pas chauds à l'idée d'avoir un TBI dans leur classe, voyant l'inutilité de la chose... Je pense que c'est à nous, futurs professionnels en enseignement, de leur démontrer l'avantage d'y avoir recours. Nous sommes la nouvelle génération d'enseignants qui auront appris à bien intégrer les TIC dans nos classes. Il faut leur expliquer en quoi c'est une valeur ajoutée de l'utiliser, sans pour autant, négliger les quelques aspects négatifs ou limités de l'usage d'un TBI. Aussi, il est important de leur montrer tout ce que l'on peut faire avec le TBI. Parfois, la tâche leur semble inaccessible et pourtant, il suffit de prendre un peu de temps pour s'approprier cet outil adéquatement. Voir la vidéo suivante. Je vous invite fortement à aller consulter également le site internet de cette conférencière, qui est aussi conseillère pédagogique pour la CSDM. Une mine d'informations est disponible.
Catherine Houle

Source: https://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=1uGbvx4PERo
Faites une recherche sur le Net « Travailler avec le TBI » et réalisez que c'est un outil qui a une longue portée, tant au niveau matériel institutionnel qu'au niveau pédagogique. Durant mes recherches, je suis tombée sur une « checklist » à vérifier avant d'aller de l'avant avec l'implantation d'un TBI en classe. À lire cette fameuse liste, je me pose de sérieuses questions quant à l'idée embryonnaire d'imposer des TBI dans la plupart des classes aux Québec. Est-ce que le gouvernement s'est sérieusement posé la question à savoir s'il est très utile d'avoir un TBI/TNI en classe? Compte tenu des frais afférents reliés (estimés à l'avance ou non) à cette nouvelle technologie, il y a lieu de se poser quelques questions. Afin de bien mettre en relief les faits quant à l'utilisation du TBI, je classerai mes propos en deux clans : les points positifs et les faiblesses de l'utilisation du TBI en classe. Comme cela, il est plus facile ensuite de bien départager les choses.


Savoir pourquoi on veut un TBI en classe, c'est une bonne question qui mérite que l'on s'y attarde un peu. Dans le cadre de mes études en enseignement en adaptation scolaire, j'y vois un grand potentiel. Pour avoir fait quelques projets avec Notebook (pour Smartboard), j'ai beaucoup apprécié la polyvalence de cet outil technologique et j'ai su doser mon temps correctement entre l'apport magistral de mon enseignement et l'apport technologique qu'est le TBI. Pour moi, qui suis une vraie "Geek", c'est un outil que je compte bien utiliser à son plein potentiel.

En terminant, voilà ce que j'ai repéré sur le Net. C'est un site internet européen : ce sont des activités suggérées d'abord en version « originale » et ensuite, en version TBI dans une classe. Il est intéressant de voir comment les auteurs ont ajusté leur enseignement afin d'utiliser pédagogiquement le TBI. Je vous invite donc à consulter ce site : Café Pédagogique - Cleo

Sur ce, bonne lecture!

Références :